“Si les mots, les idées et les images peuvent nous enfermer dans un carcan mental et physique, leur bonne utilisation peut aussi nous libérer dans tous les domaines.”

Robert Masters – Le neurolangage, transformez votre corps en lisant.

J’entends parfois (souvent ?) des gens se plaindre du fait que je pose beaucoup de questions, même s’ils disent aussi que je sais trouver le mot juste. Pour moi, poser des questions et reformuer, c’est normal.
Questionner permet de comprendre l’autre, de cerner son problème, sa vision du monde, son système de croyance, ses valeurs et son paysage intérieur.
Reformuler permet à l’autre de réentendre ce qu’il vient de dire. Il peut alors valider si je l’ai bien compris, et aussi (et surtouut) de prendre conscience des idées et des présupposés qu’il entretient dans son esprit sans s’en rendre compte.

Ça a du t’arriver quelques fois de reprendre ce que ton interlocuteur (trice) a dit, et de l’entendre répliquer : “ce n’est pas ce que je voulais dire”, ou ” ce n’est pas exactement ça”. Ou, lorsque tu exprimes plus clairement son idée plus clairement que lui (elle) : “mais c’est ce que j’ai dit !” ou, : “C’est exactement ce que je voulais dire” alors que toi tu as parfaitement perçu le décallage.

Nous avons tellement pris le fait de parler pour acquis, que bien souvent nous parlons en automatique, sans verifier le sens de nos paroles. Encore moins souvent, vérifions-nous la structure des pensées émises. Pensées qui révèlent à l’auditeur averti la posture réelle de l’esprit qui prend la parole.

Ce que je souhaite exprimer ici, dans la ligne de Masters, c’est que les mots, le sens des mots et l’intention derrière les mots ont une portée insoupçonnée sur la vie et sur le corps de celui qui parle, comme celui qui écoute.